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TchatcheBlog: Nangadef?

Catégorie : Tranche de Vie
Créé le :  08 mai 2006 12h43 par Ptitbouchon0
Modifié le :  29 nov. 2007 10h46
Visité :  446 fois Cette semaine :  0 fois

Description :
Mangi fi rek


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Encore et toujours Tiken Jah
Créé le : 29 nov. 2007 10h46 Article posté par : Web

Porte-parole d’un continent

INTERVIEW DE TIKEN JAH FAKOLY


Tiken Jah Fakoly a toujours revendiqué sa volonté d'éveiller les consciences. Populaire mais marginalisé dans son pays, le chanteur de reggae ivoirien revient avec son cinquième album 'L'Africain', invariablement enraciné dans les maux subis par son continent. Il termine actuellement une grande tournée en France.


C’est dans un bar proche de Radio France à Paris que nous rencontrons Tiken Jah Fakoly, entre deux enregistrements. Détendu et sympathique, le chanteur, icône du reggae en Afrique et en Europe, se livre. Il revient sur son parcours, son succès, les messages qu’il délivre dans ses chansons, et la situation en Afrique aujourd’hui. Entretien à coeur ouvert...




Comment expliquez-vous le rapide succès de 'Mangercratie', et votre notoriété immédiate en France ?

Les textes de mes chansons sont de véritables textes de reggae. J'entends par-là des textes d'éveil, d'éducation, de revendications, avec une prise de position politique comme dans le reggae de Bob Marley. J'imagine que c'est la raison pour laquelle le public français s'est intéressé à ma musique. Ma notoriété n'a pas été immédiate. J'ai commencé par des petits concerts sur des péniches pas loin de la bibliothèque François Mitterrand. Il y a eu aussi des concerts à la Boule Noire, et puis on a quand même connu pas mal de difficultés avant d'être distribués. Je suis arrivé en France en 97, et ce n'est qu'en 99 que l'on a eu notre premier distributeur, donc ça n'a pas été si rapide que ça.



Voir la vidéo de Tiken Jah Fakoly



Les deux disques d'or obtenus pour 'Françafrique' et 'Coup de Gueule' ainsi que la Victoire de la musique que vous avez eue en 2003 vous ont-ils beaucoup touché ?

Les deux disques d'Or représentent la reconnaissance du public. La Victoire de la musique, c'est la reconnaissance des professionnels, et c'est vrai que j'en suis vraiment fier. D'autant plus que cette Victoire de la musique était la première qui revenait à un artiste d'Afrique noire.


Est-ce que le fait de chanter en français représente quelque chose d'important pour vous ?

A vrai dire, j'accorde autant d'importance au message qu'à la langue dans laquelle je vais le faire passer. Le français me permet d'être compris dans beaucoup de pays, ce qui n'est pas le cas quand je chante dans les langues africaines. Je suis Ivoirien, mais mon pays a été colonisé par la France. La langue française me vient donc naturellement et, comme je viens de le dire, elle me permet de toucher un public plus large.


Chanter en anglais comme le faisait Alpha Blondy... Y avez-vous pensé ?

Pas vraiment. Vu que mon anglais n'est pas encore parfait, je préfère attendre de me sentir complètement à l'aise pour m'exprimer dans cette langue. Je n'ai pas envie de faire une chanson en anglais et d'être obligé de prendre un traducteur à chaque fois que je fais une interview… Donc, pour l'instant, je ne me sens tout simplement pas prêt. Et je ne suis pas pressé de l'être...

Lire la critique de Tiken Jah Fakoly

Suite à des menaces, vous avez été obligé de quitter la Côte d'Ivoire en 2002 pour vous réfugier au Mali. Comment l'avez-vous vécu ?

On m'a tout de suite montré que j'étais chez moi au Mali, l'accueil a été chaleureux. Du coup, mon séjour s'est vraiment très bien passé. Au cours de ces cinq dernières années, le Mali est devenu mon pays d'adoption. Je garde toujours contact avec la Côte d'Ivoire, j'ai des amis, ma famille, une maison… C'est vrai que certains choses me manquent, mais j'espère pouvoir bientôt y retourner.


Dans la chanson 'L’Africain' de votre nouvel album, vous considérez les Afro-américains, Antillais, Brésiliens... comme des Africains à part entière. Pouvez-vous nous préciser votre pensée ?

En fait, je pense qu'ils sont les descendants de nos frères africains déportés pendant la traite des esclaves. Ils doivent donc se considérer comme Africains, et garder en tête le continent qu'ils ont quitté de force. Je pense que leur soutien rend l'Afrique plus riche et plus forte. Le but de cet album est justement de rassembler les Africains du monde entier, peu importe où ils vivent ou depuis combien de temps. Ils ne seront jamais blancs. C'est pour ça qu'ils doivent rester tournés vers l'Afrique. J'aimerais que les chefs d'Etats africains se rendent plus souvent en Guadeloupe, en Martinique ou en Haïti, pour montrer que l'Afrique n'a pas oublié ses enfants déportés. Inversement, même si tous les émigrés ne reviennent pas physiquement, j'aimerais qu'ils reviennent spirituellement.


Cette pensée se rapproche du thème de la chanson de Bob Marley ‘Africa Unite’...

Tout à fait. L'Afrique ne sera forte que quand elle saura s'unir. Les Noirs ne seront respectés que lorsqu’ils seront unis. C'est à ce moment-là que l'on pourra enseigner au monde entier la partie cachée de notre histoire. Malheureusement, pour beaucoup d'Occidentaux, l'histoire de l'Afrique commence à partir de l'esclavage. Peu de gens connaissent la véritable histoire de la civilisation africaine. Cette histoire a été capturée par 400 ans d'esclavage et de nombreuses années de colonisation. Aujourd'hui encore, cette dernière est dissimulée derrière une "coopération" qui ne dit pas son nom : beaucoup d'entreprises américaines, françaises, anglaises (...) se remplissent encore les poches sur le dos de notre continent.


Sur votre nouvel album figurent les collaborations de Magyd Cherfi et Soprano. Pourriez-vous nous parler de vos relations avec les artistes français ?

J'aime les collaborations avec des artistes qui ont des choses à dire. Je me sens automatiquement proche des gens qui partagent le même combat que moi. C'est comme ça que, sur mon précédent album, j'avais invité Mouss et Hakim (anciens du groupe Zebda) sur le morceau 'Où veux-tu que j'aille ?'. Soprano est l'une des voix incontournables du rap français, il a des textes engagés et, même s'il n'a jamais vécu en Afrique, il m'a fait part de son profond attachement pour ses origines.


Pouvez-vous nous présenter Beta Simon ?

Beta Simon apparaît sur le titre 'Ma Côte d'Ivoire', il est Ivoirien comme moi, et a connu un grand succès en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso. Je l'ai retrouvé en France et on a décidé ensemble de produire son premier album : 'Kraity Payan Guez' (sorti en mai 2007 en France). Beta est d’origine bété, comme le président de la république de Côte d'Ivoire, et je suis dioula, comme les rebelles. On pensait que notre association pourrait donner l'exemple aux jeunes, et faire office de symbole. C'est un geste politique en quelque sorte.


Les thèmes rastas ne sont pas vraiment présents dans votre musique. Quelles sont vos considérations pour le reggae jamaïcain ?

Ces thèmes-là ne sont pas prioritaires chez moi, ou dans le reggae africain d'une manière générale. Je connais l'histoire de Hailé Selassié. C'était un grand homme, un des derniers grands chefs d'Etat africain. Je trouve regrettable que son histoire ne soit pas suffisamment racontée dans les sociétés occidentales. Il a été l'un des premiers à réclamer l'indépendance de l'Afrique. Malheureusement, les puissances coloniales ont réussi à le faire passer pour un dictateur. Cela dit, ma priorité est d'aborder des thèmes actuels que je juge plus urgents, comme la lutte contre la corruption, contre la dictature, ou encore l'éducation des plus jeunes et l'éveil des consciences par exemple.


Sur le dernier album, vous abordez l'excision et le mariage forcé. N'avez-vous pas peur de vous heurter aux traditions ou à une mauvaise interprétation ?

Notre rôle, en tant qu'artiste reggae, est de défendre tout ceux qui sont victimes d'injustice. J'estime que les filles qui subissent le mariage forcé sont victimes d'injustice, que les filles qui subissent l'excision sont aussi victimes d'injustice. On ne leur laisse pas le choix. Donc elles ont besoin de nos voix pour se faire entendre. Dès qu'il y a injustice nous devons nous engager, même pour des sujets tabous.


L'album a été enregistré à Bamako dans votre studio 'H. Camara'. Pouvez-vous nous en parler ?

J'ai créé ce studio pour promouvoir les artistes africains. A l'entrée est inscrite la devise "L'Afrique ne pleure plus, elle parle ici". L'objectif de ce studio est de réunir tous les artistes africains qui ont envie d'être les porte-parole du continent. On a parlé des Jamaïcains tout à l'heure, on pourrait passer la nuit à énumérer toutes leurs stars de reggae, alors que c'est un pays de 3 millions d'habitants. L'Afrique, c'est tout un continent, c'est 53 pays, c'est des millions et des millions d'habitants. On a encore besoin de milliers de porte-parole...


Propos recueillis par Boris Norbert et Rémy Pellissier pour Evene.fr - Septembre 2007



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je dois y arriver
Créé le : 10 nov. 2007 12h05 Article posté par : Web

TchatcheBlog: je dois y arriver
 


Le temps a suspendu son vol et se transforme en éternité, la raison et le bon sens voulant k je me contienne et ne retourne pas au Sénégal cet hiver j'accepte positivement et n'en fait pas une frustration....

Je dirais même k kelk part j'en ressens un certain soulagement, consciente k chaque voyage k je fais me repousse dans mon envie d'y rester définitivement...

Paradoxal mais réaliste, ça me coûte un max de money, je reviens malade de devoir rentrer, et je ne fais k reculer dans mes projets futurs...............

Tunes de merde, société de conso de plus en plus opressante, je n'ai k'une solution, c'est marcher dans le même sens sans me faire écraser, donc, boulot, économiser, faire la fourmi et me préparer pour le grand saut.....

Arghhh.... il ne me reste k peu d'années pour en profiter....

Allez, je me donne 3 petites années avant d'aller construire ma case, Souhaitez-moi bon courage............


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Yaye, je vais prier pour toi
Créé le : 29 sept. 2007 17h06 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Yaye, je vais prier pour toi
 

Gaïnde avait un concert Aux Quais à Chateauroux en Juin, Abdou m'avait fait une place dans la voiture pour k je puisse rendre visite à Yaye, et j'avais eu beaucoup de plaisir a prendre cette foto........

Depuis son départ ma pensée ne quitte pas ses enfants dont je me sens solidaire dans le vide où son départ nous laisse tous......

Il se cré des fois au hasard des routes des liens de coeur ki sont plus fort k des liens de sang, insondables et immortels......


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Hommage a ma Yaye
Créé le : 03 avr. 2007 10h59 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Hommage a ma Yaye

Yaye, ta fille toubab a 57ans, ça y est, la vla grande, enfin en années!!!!!

Petit hommage a toi, k je sais bien entourée et choyée par tous tes enfants, tu les aimes tant, komen ne pas tomber en amour avec toi...

Tu ne voulais pas k je fasse de foto de toi, tu avais maigri et ne voulais pas k'ils se fassent de souci pour ta santé...

A toi, ki ne penses k'a eux, ki n'est k souci et angoisses pour eux, si tu savais kom je suis contente de te savoir parmis nous, entre les bonnes mains des toubibs d'içi et de l'amour des tiens.

J'ai hâte de retrouver ma voix, prendre ma voiture et vite aller t'embrasser.

Namanala


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Mon frère sénégalais
Créé le : 18 mars 2007 18h37 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Mon frère sénégalais

Gaïnde, c'est le nom de l'équipe de foot nationale sénégalaise,

C'est aussi le nom du groupe de musik de celui k j'appelle mon frère sénégalais, Abdou Boye.

Kom je suis scotchée sur sa guitare et sa zik, je ne pourrais k l'encenser et je ne veux pas l'embarrasser, c'est kelk'un de réservé et discret.

Mieux k mes mots je préfère vous renvoyer sur ses espaces......

http://www.myspace.com/abdouboye

 


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